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POURQUOI LA REFORME DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE FAIT ELLE AUTANT COULER D’ENCRE ?

POURQUOI LA REFORME DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE FAIT ELLE AUTANT COULER D’ENCRE ?

Les enjeux liés à la formation sont majeurs :

  • 32 milliards d’euros dépensés en France chaque année en formation professionnelle
  • 7 milliards d’euros versés par les entreprises

 

Le secteur de la formation professionnelle connaît une forte mutation depuis 2014 :

  • Les entreprises sont passées d’une obligation de dépenser à une obligation de former, même si ce profond changement n’est pas encore toujours bien intégré dans les mentalités.
  • Depuis le 1er janvier 2015, le DIF (Droit Individuel à la formation) a disparu et a été remplacé par le CPF (Congé Personnel de Formation) permettant à chaque salarié ou chercheur d’emploi de bénéficier jusqu’à 150 heures de formation financées tout au long de sa vie depuis son entrée dans la vie active jusqu’à sa retraite.
  • Toutes les entreprises doivent participer à la formation continue de leurs salariés et ainsi verser une partie de leur masse salariale à l’OPCA dont elles dépendent. (Organisme paritaire de collecte agréé). Cet OPCA, après étude des projets de formations de leurs adhérents, donne un avis favorable ou défavorable quant au financement des actions de formation.
  • Autre modification notable à ce niveau : avant 2014, les sociétés devaient verser 1,6% de leur masse salariale pour la formation contre 1% aujourd’hui. Mais désormais les sommes perçues par les OPCA sont mutualisées.
  • Attention : toute entreprise ne demandant pas de prises en charge de formations, ne pourra récupérer ses cotisations l’année suivante : ce sont d’autres sociétés qui en bénéficieront.
  • Par ailleurs, tous les deux ans, l’employeur a l’obligation de réaliser un entretien professionnel avec chacun de ses salariés, afin d’envisager leurs perspectives d’évolution de carrière et les formations qui pourraient y contribuer.
  • Enfin, tous les six ans, l’employeur a l’obligation d’établir un récapitulatif du parcours professionnel de ses salariés : il devra justifier durant cette période avoir réalisé un entretien professionnel annuel avec chacun d’entre eux, que chaque salarié aura suivi au moins une formation et bénéficié d’une augmentation de salaire ou d’une évolution de carrière. Dans le cas contraire, l’employeur est passible de sanctions.

 

 

Les évolutions à venir avec le Gouvernement Macron

La réforme de la formation professionnelle a été conçue pour simplifier l’accès à la formation professionnelle, système souvent critiqué pour sa complexité, son inefficacité et son manque de transparence. Mais cette réforme, initiée depuis 2015, est encore insuffisante. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français a instauré à l’automne 2017 un plan d’investissement dans la formation (PIC : plan d’investissement des compétences).

Quels sont les grands axes de conduite du gouvernement ?

L’objectif recherché : moderniser le système de la formation pour adultes, en encourageant l’accès individuel aux apprentissages, afin de favoriser la flexibilité et l’employabilité.

  • Faciliter l’accès à la formation, en investissant massivement dans la formation des salariés peu qualifiés ou des chômeurs : près de 15 millions d’euros sont ainsi prévus sur 5 ans.
  • Réformer le CPF, en le créditant non plus en heures mais en euros, afin de bénéficier de tarifs transparents et de redonner de la valeur au temps de formation;
  • Elargir le panel des formations éligibles au CPF, au-delà des formations certifiantes, notamment à des formations concernant des apprentissages opérationnels;
  • Simplifier le circuit du système de formation, en offrant la possibilité aux salariés de choisir directement leur formation et l’organisme de formation sans avoir recours aux O.P.C.A
  • Labelliser les organismes de formation, afin de garantir la qualité des formations dispensées par ces sociétés et mesurer leurs performances. Déjà référencées sur Data-Dock*, les OF devront attester d’une certification pour plus de lisibilité de leur offre et de leurs résultats.

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Data-Dock* : Datadock est le nom de la base de données unique créée par les 20 OPCA et OPACIF qui ont publié la liste commune de 21 indicateurs permettant de valider le respect par les organismes de formation des six critères de qualité fixés par le décret du 30 juin 2015, entré en vigueur le 1er janvier 2017.
Datadock permet de centraliser en un même lieu toutes les informations sur les prestataires de formation respectant les critères de qualité.
Pour en savoir plus : http://www.cpformation.com/datadock/

Ces changements majeurs suscitent de nombreuses interrogations, tant au niveau des OPCA, qu’au niveau des entreprises et des salariés.

  • Quel sera le rôle des OPCA à l’avenir si elles ne collectent plus les fonds versés pour les entreprises en matière de formation ?
  • Les TPE / PME pourront elles disposer du temps, des compétences, des ressources et d’une DRH pour bâtir un plan de formation adapté à chacun de ses salariés au sein de leur structure ?
  • Comment les salariés seront-ils en mesure de juger de la compétence des organismes de formation, de la pertinence des actions de formation mises en place?

Les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux sont en cours. Un avant-projet de loi vient d’être présenté. C’est inédit. En effet, le Conseil d’Etat n’a pas encore rendu son avis, ni les 15 organismes habituellement consultés. En le présentant dès maintenant, la ministre du Travail entend « susciter des débats publics ». Affaire à suivre de près dans les prochaines semaines ! ….

Pour en savoir plus :

http://www.droit-de-la-formation.fr/vos-rubriques/actualites/point-de-droit/presentation-de-l-avant-projet-de-loi-sur-la-formation-professionnelle-l.html

https://www.journaldunet.com/management/formation/1196780-reforme-de-la-formation-professionnelle-en-route-vers-le-big-bang/


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SE TOURNER VERS L'INTERNATIONAL

Face à une conjoncture sans cesse plus difficile et à une concurrence accrue sur leurs propres marchés, les entreprises sont amenées à se tourner vers de nouveaux pays toujours plus lointains, afin d’accroître leur compétivité ou leurs parts de marché. Cette stratégie peut se traduire par le biais d’une véritable volonté d’expansion ou par le biais d’opportunités.

                          
Mais se lancer à l’international, à l’import comme à l’export, implique en amont une démarche bien structurée :
  • Bien cibler les produits destinés à l’export ;
  • Identifier les pays avec le potentiel le plus intéressant ;
  • Sélectionner les fournisseurs éventuels ;
  • Analyser la situation de l’entreprise (analyse financière, outil de production, compétences internes, …)
  • Définir la stratégie de l’entreprise, …       
Les étapes peuvent paraître longues et risquées, avant de commencer à faire des propositions commerciales ou avant de travailler avec un fournisseur étranger.
Lors de cette phase, il est impératif de veiller à la rédaction de son offre ou à la réception d’une proposition. En effet, dans chacun des cas, l’entreprise doit protéger ses intérêts, préserver l’attractivité commerciale de son offre tout en limitant ses risques.
 
D’où l’importance du choix d’un incoterm adapté, de conditions de règlement appropriées, de la sélection de la monnaie de facturation, de la désignation précise de la marchandise,  et ce, de façon à éviter tout malentendu ou différend avec ses partenaires commerciaux.
 
Comment alors se prémunir contre les risques multiples liés aux transactions internationales ? Si vous souhaitez en savoir plus ou obtenir un conseil personnalisé, merci de nous contacter : contact@ilexis.fr
 


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ZOOM SUR ...

LES INCOTERMS ET LA NOUVELLE VERSION 2010

Les incoterms constituent la base du commerce international.
Si l’on prend l’exemple de 2 sociétés implantées dans 2 pays différents, ayant chacune leur propre langue, des usages commerciaux et des cultures distincts et situées géographiquement loin l’une de l’autre, il est nécessaire pour ces entreprises de trouver un langage commun, si elles souhaitent faire des affaires ensemble.

Les incoterms ont ainsi la vocation d'aider importateur et exportateur dans cette démarche : ils définissent trois points essentiels  lors de transactions internationales :

► le transfert des risques,
► le partage des frais,

► les obligations documentaires
     de l’acheteur et du vendeur.

Bien que l’utilisation des incoterms ne soit pas obligatoire, elle est fortement recommandée lors d’opérations de vente à l’international.
Les INCOTERMS, abréviation de l’expression anglaise « International Commercial Terms », sont reconnus par tous les acteurs du commerce international. Ils ont été mis en place par la Chambre de Commerce Internationale de Paris (ICC) en 1936, afin d’éviter certains litiges lors d’une opération internationale d’achat ou de vente.

Depuis cette date, l’ICC a procédé à plusieurs modifications des incoterms. Six mises à jour ont ainsi été faites,la dernière en date remontant à l’année 2000 : les incoterms 2000.

Il y a actuellement 13 Incoterms, dont les plus usités sont les suivants :

Ex-works (EXW)

Free Carrier (FCA)
    Free on Board (FOB)

C Cost and Freight (CFR)
    Cost, Insurance and Freight (CIF)
    Carriage Paid to (CPT)
    Carriage and Insurance Paid to (CIP)

D Delivered at Place (DAP)
    Delivered at Terminal (DAT)
    Delivered Duty Paid (DDP)
 
Une nouvelle mouture des incoterms est actuellement en cours, afin de tenir compte de l'évolution du commerce international et notamment dans le domaine du transport international et de la transmission des informations.
 

Les incoterms 2010 doivent ainsi être publiés à l'automne 2010 et entreront en vigueur dès le 1er Janvier, 2011.

Quels sont les changements apportés par les incoterms 2010 ?

► Une simplification des incoterms,
► Une moindre utilisation du FOB,
     réservé au transport de
     marchandises vrac ;
► Une révision importante
     des incoterms du groupe "D",
     c'est-à-dire des incoterms de
     vente à destination et l'apparition
     de deux nouveaux incoterms ;
► Une prise en compte dans les
     incoterms des obligations de
     sûreté et de sécurité ...

Si vous souhaitez en savoir plus sur les incoterms 2010, ou si vous éprouvez le besoin d'approfondir certaines connaissances en matière de commerce international (achat, export, transport international), nous vous invitons à nous contacter  pour toutes demandes de formation, d'accompagnement ou de conseil à l'international !


 



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